Il existe aujourd’hui tellement de moyens pour communiquer. Les applications mobiles, les messages textes, les courriels, les messages vocaux et les systèmes de « chat » interne font partie de notre quotidien. La réponse instantanée est devenue une habitude quasi obligatoire alors qu’un délai dans le retour de réponse nous irrite au plus haut point. Certaines applications nous permettent même de voir si la personne a lu notre message ou quand elle a été en ligne pour la dernière fois. L’obsession de l’accessibilité 24/7 a débalancé notre environnement social et changé nos perceptions en cours de route.

L’entreprise existe à la base pour faire produire par des individus des biens et services destinés à ces mêmes individus. L’entreprise tisse un lien social important dans la vie des travailleurs. On y apprend à faire des compromis, accepter des divergences d’opinion, suivre des directives qui viennent de nos supérieurs et travailler en équipe afin d’atteindre des objectifs communs. Il y a quelques dizaines d’année, le milieu du travail représentait une fierté pour le travailleur. Un endroit pour se faire des amis, discuter de la vie et faire une différence. L’entraide était présente. Le lien social allait bien souvent à l’extérieur des murs de l’organisation. Les employeurs organisaient des dépouillements d’arbre de Noël et certains donnaient des dindes pour l’action de grâce. L’organisation était proche des gens.

Avec le développement des technologies, une distance s’est créée entre les travailleurs et l’organisation. Les contacts moins humains et moins fréquents ont amplifié cette distance. Les émotions se cachent derrière des écrans et on manque de temps pour se parler en personne. Les aptitudes techniques sont développées par une surinformation alors que l’intelligence émotionnelle souffre de l’absence de contact.

Il est nécessaire de trouver un équilibre et de ramener les valeurs humaines au sein des organisations. Il faut se parler, échanger, tenir des réunions, prôner le partage des connaissances et l’entraide, détruire les murs de l’individualisme collectif. Il faut redonner à l’entreprise sa place de socialisation.