Apprendre le français québécois n’est pas si simple mais est-ce réellement un double apprentissage?  Il semble qu’il y a beaucoup de règles et d’exceptions comme des illogismes dans cette langue.

Exemple: le mot oignon qui s’écrit «oi» mais qui se prononce «o».

Mais pour comprendre et utiliser le français québécois, il faut connaitre le niveau standard pour bien s’exprimer dans certains milieux. De plus, il faut aussi connaitre le niveau populaire qui se parle dans la vie de tous les jours un peu partout dans la belle province.

« Qu’est-ce qu’i’a dit? »

double apprentissage langue

Traduire une langue à une autre tout en apprenant le français québécois n’est pas si évident! C’est un double apprentissage!

 

Les allophones apprennent à parler le français standard et aussi à le comprendre lorsqu’ils l’entendent. Pourtant, le commentaire le plus fréquent que j’entends est qu’ils ne comprennent pas les gens autours d’eux.

La langue populaire utilise plusieurs contradictions. Ceux-ci rendent, la plupart du temps, le message très différent du message de niveau standard.

Par exemple : «ché pas» qui devrait être « je ne sais pas ». Il ne faut pas oublier le «tu» qu’on double (tu vas-tu) et le mot «là». Ces mots sont ajoutés à plusieurs reprises tant à l’intérieur de la phrase qu’à la fin de cette dernière et qui viennent souvent par deux: «tsé là là su’l’char» qui se traduit par «tu sais sur la voiture».  En outre, pour ne citer que quelques exemples.

La langue populaire du français québécois, est un apprentissage qui doit être fait en parallèle de la langue standard pour arriver à suivre les conversations de nos collègues, de nos voisins, de nos amis dans la vie de tous les jours. Alors, que doit-on enseigner pour apprendre le français québécois?

 

Est-ce réellement un double apprentissage le français québécois?

La réponse n’est pas simple. Certains diront qu’on doit se concentrer sur le bon français parce que c’est la base.

Néanmoins, parler un bon français ne nous permet pas nécessairement de comprendre nos collègues qui parlent entre eux sur un chantier de construction. Il ne permet pas de comprendre un fournisseur qui parle la langue populaire au téléphone. Tout dépend du milieu de travail dans lequel l’apprenant se retrouve. Il est bien d’utiliser son jugement et d’analyser les besoins de ce dernier pour créer la meilleure recette.

Les allophones qui veulent apprendre le français au Québec doivent être au fait du double apprentissage qu’il y a à faire pour arriver à bien comprendre les autres peu importe leur niveau de langue. Les francophones du Québec vont, la majorité du temps, comprendre quelqu’un qui parle français peu importe que le niveau de langue soit populaire ou standard. Pourquoi?

C’est parce qu’ils sont habitués et ont grandi avec ce double langage et ce n’est pas le cas pour ceux qui apprennent la langue d’ici.

Apprendre le français québécois, c’est tout un défi!

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Est-ce réellement un double apprentissage le français québécois?

En plus d’apprendre sur des plateformes en ligne, il faut aussi comprendre le français québécois!